Quand je serai grand, je serai écrivain

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J’ai créé ce petit site pour faire la promotion de mon premier roman, publié en juin 2014 chez City Éditions, mais depuis, il est tout vide, personne n’y vient et ça a tendance à me mettre le moral en boulette. Du coup j’ai décidé  de l’utiliser pour y écrire… des choses. Il m’a fallu six mois pour trouver un sujet. J’ai bien envisagé de vous raconter ma vie, mais soyons honnêtes, tout le monde s’en fiche et ce n’est pas très glorieux. Non, il me fallait un vrai sujet. Ebola, Israel vs. Palestine, la face cachée du gouvernement américain….humhum, comment vous dire… J’ai déjà un blog de livres, j’ai donc éliminé d’office ce thème et je suis partie me balader sur la blogosphère, pour voir de quoi on discutait. Après mûre réflexion (6 mois quand même…) et puisque c’est ce que je fais au quotidien (je suis community manager, blogueuse et rédactrice web), j’ai décidé de parler d’écriture, de mon expérience en la matière, de mes méthodes et de mes plantages (le correcteur orthographique me signale que le mot « plantage » n’existe pas, vous noterez donc, que quand on écrit sur un blog, on a le droit d’inventer des mots et de mettre des parenthèses partout).

Pendant des années, j’ai écrit. Des romans inachevés, des nouvelles bancales, des pensées plus ou moins philosophiques, un journal… Je n’allais au bout de rien, personne ne me prenait au sérieux et d’ailleurs, je ne prenais pas l’écriture au sérieux. Je croyais qu’un jour, l’inspiration m’arriverait dessus comme une boule de neige en pleine figure et que je pondrais Les Misérables en quelques semaines. J’attendais « d’avoir le temps » (vaste blague)Inutile de vous préciser que, dans la vraie vie, ça ne se passe pas vraiment comme ça.

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Mon premier roman n’a jamais été publié et ne le sera sans doute jamais, alors j’en ai écrit un deuxième. Mon ordinateur est rempli de textes que personne ne lira jamais. Je suis une grande lectrice, mais je n’ai pas fait d’études de lettres, je ne viens pas d’une famille d’artistes, je ne connais pas d’écrivains et je n’ai pas de contacts dans le milieu de l’édition ou de la presse. En revanche, j’ai une très belle collection de quarante-deux lettres-type de refus de maisons d’édition chez moi, j’ai lu des dizaines et des dizaines de livres de Creative Writing en anglais, depuis 8 ans mon réveil sonne à 6h30 tous les matins et j’écris avant d’aller bosser. J’ai suivi des ateliers d’écriture le soir, je me suis inscrite à des stages sur « comment écrire un roman » et surtout je n’ai jamais écouté personne et je n’en ai toujours fait qu’à ma tête. C’était une idée fixe, je voulais écrire, je voulais être publiée.

Aujourd’hui, je ne sais pas si j’ai eu un coup de bol inouï ou si j’ai fait quelque chose correctement, mais ça a marché : sur l’étagère derrière moi, il y a 3 exemplaires de mon premier livre et je sais que d’autres le rejoindront bientôt.

Je crois dur comme fer, qu’écrire un roman est un projet comme un autre, être écrivain est un métier comme un autre. C’est juste un métier difficile. Comme dans tous les métiers, si vous n’êtes pas présentatrice télé, footballeur ou l’ex du président de la République, il est nécessaire de faire preuve de certaines qualités : principalement une forte aptitude au travail, de la discipline, de la ténacité. Et contrairement à ce que tout le monde pense, vous irez beaucoup plus loin avec de la discipline et du travail qu’avec seulement votre talent.

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Tout le monde trouve parfaitement normal d’apprendre et de travailler des techniques en piano, en dessin, en peinture, en sculpture ou en yukulélé, mais pour une raison que j’ignore, beaucoup pensent qu’écrire ne s’apprend pas.  Je ne vous parle pas d’écrire Les Misérables, on n’apprend pas à être Victor Hugo ou Arthur Rimbaud. Je ne vous parle même pas d’être publié, je vous parle d’aller au bout de ce projet que vous avez depuis quelques temps, d’écrire une histoire, ce projet dont vous n’osez pas trop parler mais qui ne vous lâche pas. Parce qu’on ne peut pas apprendre à être Hugo, mais on peut apprendre à gérer son temps, se fixer des objectifs et les atteindre, se discipliner à écrire tous les jours, à créer des personnages attachants, des univers crédibles et des intrigues solides, à améliorer son style et à se relire efficacement.

Ma façon de procéder n’engage que moi, bien sûr, mais aujourd’hui j’écris des romans, j’écris sur différents blogs, j’écris sur le web et j’écris sur les réseaux sociaux et si mon expérience peut vous servir de base à la construction de votre propre méthode, tant mieux.

Si ça vous intéresse, inscrivez-vous à la newsletter et suivez-moi sur twitter, sinon, allez donc voir cette video du Roi Lion, comme ça, vous n’aurez pas perdu votre temps en me lisant jusqu’ici.

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5 réflexions sur “Quand je serai grand, je serai écrivain

  1. Tout est tellement bien dit !! 🙂

    Bon je sais que je n’ai QUE 15 ans mais j’ai déjà passé plus de la moitié de ma vie à [essayer] d’écrire des romans. Même si pour l’instant c’est loin d’être gagné, je veux bien croire qu’un jour; j’y arriverais !! 😀

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